Au début c'était pas facile.
Pendant longtemps le secret avant que la nouvelle éclate, éclate la p’tite famille rapiécé en petit bout...
Bouleversé la belle mère qui s'était attaché mais qui ne comprend pas pourquoi, comprend pas qu'on l'aime, qui ne comprend pas, effrayé... Et ce père, en colère, apeuré et perdu, qui ne sais plus quoi ressentir, les cris, le malaise, et pourtant au fond de soi l'impression d'avoir fait quelque chose de bien, même si papa maman nous culpabilise a croire qu'on a fait une bêtise. (Vous savez, comme quand on ressort les vieilles photos de grand père dont maman ne parle plus, on nous cri dessus mais nous on voulait savoir...)
Petit à petit, les choses ne se disent pas, se laisse entendre et puis se disent, au gré des rencontre fortuite et des étapes de vie (que la meute affronte avec le petit loup solitaire, même loin la meute est quand même là) et du coup la famille apprivoise ce qui fut longtemps le problème de la famille : le petit dernier aime les garçons.
La vie évolue, tout le monde grandi, vieilli, change, et le temps joue son air.
Le petit n'aime pas vraiment les garçons, il aime un garçon, il se met à ressembler a son père peut-être, ce romantisme, cette fidélité, cette tendresse a donné, ça se peut que sa vienne de là.
Et le garçon, qu'il aime, au début sa pose quand même problème, la famille dit, un peu pathétiquement : " on accepte, tu sais bien, on est tolérant, mais il y a des limites" en somme, la famille n'aime pas les mains qui se tiennent, les regards amoureux, tout leur parait malsain, obscène, comme si il n'y avait que le sexe dans la vie des deux hommes.
Deux hommes, voila ce qu’ils sont, ils ne sont plus des garçons, et la famille a compris avec le temps, IL fait parti de la famille. Les deux font leurs course ensemble et on demande toujours des nouvelle de l'un lorsque on s’entretient avec l'autre.
Et puis vient le drame, enfin drame pour l'un, étape pour Lui, c'est à dire l'autre...
(Oui notre histoire va vite, si vite, le temps dans la vie ne laisse pas le temps d'observer, de comprendre, il faut être vif pour lire entre les lignes, et comme le temps est mauvais écrivain, notre conte est aussi concis...)
Le petit hommes pleure parfois, puis fait des rencontres, les blessures ne sont pas guérit mais il essaye de donner une nouvelle chance a son cœur, mais pour les gens, c'est ainsi que fonctionne ce stéréotype de personne, on dit au mieux que le petit homme noie son chagrin dans la luxure, et au pire que la liberté veut dire dépravation pour ces gens, on juge que l'état naturel de ces hommes là, c'est ça, "enfin vous voyez ce que je veux dire".
Et la famille l'a pensé aussi, et c'est ce qui fait le plus mal au petit homme, au petit dernier, au vieux garçon... Mais au diner, pour la famille, il est devenu le gentil oncle d'une ribambelle d'enfant issu des mariages bien comme il faut des frères et sœurs. Et les mariages sont beaux, les fêtes sont belles, on n'y parle de cocktails, de travail et d'enfant.
Mais pour le vieux célibataire, parler mariage c'est parler d'amour... Non ?
Là est le grand paradoxe, et vous verrez (c’est la moral de mon récit) que les gens ne comprennent pas l'adolescence d'un jeune gay, ne comprennent pas les rencontres des gays, ils les voient soit complètement seuls, gentils et vieux garçons, soit en couple : faisant des projets fiscaux et ayant des ambitions et des discours aseptisé, d'ailleurs nous on n'appelle pas ça un couple, mais : un ménage...
Il y a des tabou : le sexe en premier, mais en faite, plus encore les sentiments, les romances les déceptions, les erreurs et toute l'humanité d'un couple. Et puis l'amour...
Ce n'est pas tant l'homosexualité qui est mal-aimé, c'est notre société qui est mal-aimante.
Car l'amour c'est ça, c'est l'étincelle, c'est mental mais c'est surtout sentimental, et aussi en grande parti physique, oui, dans l'amour il y a l'érotisme, le sexe, et il y a aussi la romance, et toute cette mièvrerie c'est l'amour ! L'amour ce n'est pas dégoutant, c'est le bonheur de deux personnes,(cela parait un peu simple dit tel quel, simpliste et mievrement facil a dire, mais alors a comprendre aussi non ?) et ça ne regarde que ces deux personnes.
Et le droit au mariage, ce n'est pas le droit à former un ménage, non, ce que nous demandons, ce que je veux moi, c'est le droit au mariage d'amour.
Et avant tout, c'est un peu plus que de la tolerance, mais bien du respect, de la comprehension et avant tout du bon sens.
Et ça ne vous regarde pas ! Mais si, enfin, comprenez quand même...


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